Les principaux signes d’alerte d’un trouble dans le spectre de l’autisme (TSA)

shutterstock_119621359Chez les tout-petits,

il y a une grande variabilité dans l’apparition des anomalies, mais les premières observées portent le plus souvent :

  • sur le langage;
  • sur le manque d’attention aux parents;
  • sur la pauvreté de la socialisation (ex. : peu ou pas de sourire social, mimique faciale peu expressive).

Les signes d’alerte absolus et l’âge où le retard est significatif :

  • une absence de babillage à 12 mois;
  • une absence de pointer et de gestes sociaux conventionnels à 12 mois (bye bye, bravo);
  • une absence de mots à 16-18 mois;
  • une absence d’association spontanée de deux mots à 24 mois (en dehors de l’écholalie);
  • toute perte de compétences langagières ou sociales quel que soit l’âge.

Les autres marqueurs importants :

  • l’absence de contact visuel;
  • l’absence de montrer des objets à autrui;
  • l’absence d’échanges de regards avec autrui;
  • un retard dans l’utilisation des mots;
  • une absence de réponse à l’appel de son prénom;
  • un retard dans l’attention conjointe (pointer un objet pour attirer votre attention et partager son intérêt ou suivre votre doigt pour regarder un objet).

Dans les jeux :

  • des difficultés à utiliser les jouets de façon fonctionnelle;
  • une rareté des imitations (ex. : actions des gens de son entourage);
  • une faible coordination visuo-motrice;
  • une fixation visuelle anormale (ex. : regarder les roues tourner, ventilateur, lumières, regarder de côté en passant près de la rampe d’escalier ou se regarder dans le miroir à répétition).

 

 

Si votre enfant a 5 ans ou plus et :

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  • qu’il ne comprend pas et n’exprime pas les concepts abstraits;
  • qu’il ne soutient pas de conversation;
  • qu’il utilise peu les pronoms;
  • que l’écholalie est toujours présente;
  • qu’il pose peu de questions et qu’en général, elles sont répétitives;
  • qu’il a plus d’intérêt pour les adultes que pour les enfants;
  • qu’il est capable de socialiser, mais le fait de manière inhabituelle et que la relation est souvent à sens unique;
  • que les jeux de faire semblant sont peu présents ou encore, qu’ils occupent une place inhabituelle avec un imaginaire qui prend beaucoup de place;

 

Si le dépistage n’est pas fait en bas âge, il faut entreprendre les démarches pour obtenir un diagnostic et intervenir dès qu’un TSA est suspecté. Les personnes ayant un TSA forment un groupe hétérogène et l’intensité des déficits peut varier considérablement d’une personne à l’autre et évoluer au cours de la vie. Il est donc prévisible que tous ne pourront être dépistés très tôt dans leur développement surtout s’ils ont beaucoup de potentiel pour compenser certaines altérations qui sont associées à un TSA. Lorsqu’un diagnostic est posé, le jeune ou les parents peuvent avoir accès à des services à la maison, en milieu de garde ou scolaire, à du répit, et parfois à des activités de loisirs adaptées.Il serait prudent de consulter un professionnel ou un médecin qui pourra soit vous rassurer sur le développement de votre enfant, soit vous référer à des ressources appropriées.

Autres signes d’alerte pour les jeunes ou les adolescents :

  1. Le fait de s’isoler socialement.  Les enfants ayant un TSA donnent l’impression d’être indifférents   ou déconnectés de leurs proches. Par exemple, ils sont souvent peu démonstratifs par leur expression   faciale. Ils ne semblent pas bien décoder les émotions des gens qui interagissent avec eux. Ils ne   comprennent simplement pas comment exprimer leurs émotions en milieu social de manière efficace et ils ont tendance à rester en retrait. Si un enfant ne recherche pas de contacts, les jeux sociaux sont peu présents et l’adaptation au sein de groupes demeure difficile.
  2. Le manque d’empathieLes enfants ayant un TSA ont souvent de la difficulté à démontrer de l’empathie envers les autres et à comprendre les situations du point de vue de l’autre. Ils parviennent difficilement à concevoir que les autres ne perçoivent pas le monde de la même manière qu’eux et que leurs émotions peuvent être différentes des leurs. Cela peut les amener à une mauvaise interprétation des situations sociales et à une incompréhension des comportements des autres.
  3. Le manque d’intérêt ou d’habiletés pour interagir avec autrui. Les enfants ayant un TSA peuvent démontrer moins d’intérêt que les autres enfants de leur âge pour socialiser. Ils peuvent ne pas répondre lorsqu’on les appelle par leur nom, ils ne réagissent pas aux expressions faciales des autres, ils ne vont pas vers les autres enfants pendant les jeux d’équipe et préfèrent souvent jouer seuls. Certains vont faire plusieurs tentatives pour entrer en contact avec les autres, mais ils sont malhabiles dans leur façon de faire et ils ne sont pas bien acceptés par les autres enfants de leur âge ou encore, ils sont souvent en conflit.
  4. Le manque de contrôle de certaines émotions. Parfois, les enfants ayant un TSA ont des réactions émotionnelles exagérées face à des situations qui nous apparaissent relativement banales dans notre quotidien. Par exemple, ils se mettent en colère ou deviennent extrêmement agressifs envers eux-mêmes, leurs parents, leurs frères et sœurs ou d’autres enfants. Lors de ces épisodes, ils semblent incapables de contrôler leurs émotions et leurs réactions physiques.
  5. Les particularités au niveau de la communication non verbale. Les signes non verbaux, les gestes sont peu utilisés ou s’ils le sont, ils sont employés de façon plus ou moins adéquate pour entrer en contact avec les autres. Le regard est souvent déviant et n’est pas coordonné aux autres gestes. Les mimiques faciales et la gestuelle sont parfois pauvres, exagérées ou inadaptées.
  6. Les difficultés à comprendre le langage plus abstrait. Souvent, les enfants ayant un TSA ont beaucoup de mal à comprendre le langage figuré, les expressions particulières, le sarcasme ou les blagues. Ils sont plutôt portés à interpréter le langage de manière littérale, ce qui occasionne parfois de l’incompréhension et des réactions émotives plus ou moins adaptées (ex. : le jeune ayant un TSA réagit mal si d’autres le taquinent).
  7. Les comportements stéréotypés et répétitifs. Les personnes ayant un TSA sont enclines à avoir des comportements particuliers et répétitifs. Par exemple, elles peuvent arranger et réarranger le même groupe d’objets plusieurs fois, aligner des objets, refaire sans cesse le même jeu. Elles peuvent aussi parler constamment d’un même thème, et ce, à tous les jours.
  8. La sensibilité aux stimuli externes. La sensibilité aux stimuli externes est un autre signe d’alerte pour un TSA. Par exemple, les personnes peuvent devenir stressées ou nerveuses en réponse à certains bruits, lumières, odeurs, goûts ou textures. Parfois, ce qui caractérise l’enfant, c’est sa recherche de stimulation qui se manifeste par un intérêt marqué pour des expériences sensorielles intenses et/ou prolongées (autostimulation) ou encore, l’enfant présente une hypo réactivité face à certaines stimulations si on le compare à d’autres enfants de son âge (par exemple, il ne réagit pas à l’appel de son prénom).
  9. La difficulté à s’adapter au changement. Les jeunes ayant un TSA présentent fréquemment une faible capacité à s’adapter au changement. Tout changement, qu’il concerne le lieu, les horaires, les personnes, les activités, la routine instaurée, peut provoquer énormément de stress et les conduit souvent à mettre en place des comportements problématiques dans le but de faire face à une réalité qui est perçue comme menaçante.
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